Quel sentiment de puissance que d’atteindre son but n’est ce pas? Son expression récente est le dab (non pas le distributeur automatique de billets pour les lecteurs de plus de 40 ans).
Le gros problème avec cette sensation c’est qu’elle entraîne une escalade de velléités. Comme disent les femmes à propos d’une demoiselle frimant un peu trop « ça y est elle se sent plus pisser celle là ». Cependant mesdames comment pouvez vous reprocher à une de vos congénères de bien savoir marcher en talon? Vous me direz que c’est désagréable mais je vous rappelle que nous les hommes devont souffrir pour vous proposer de bonnes tablettes de chocolat donc à chacun sa peine mes chères.
De cette escalade précédemment citée s’ensuit la pression sociale. Or rien n’est plus pesant que d’être attendu au tournant surtout quand le succès qui nous est tellement monté au cerveau n’était dû qu’à un concours de circonstances. Je ne condamne pas celui qui a pris la grosse tête car avant de réussir il faut d’abord tenté sa chance. Comme dit si bien la pub du loto 100% des gagnants ont tenté leur chance. Bref le melon est juste une poussée d’acné, ça finit par passer (normalement…🤔).
Le meilleur médicament contre les effets délétères de l’euphorie du résultat est l’entourage du champion. Réussir en étant entouré de sangsues peut arriver une fois mais pas deux. Un champion doit rester à sa place. Il n’est pas un héros (les pompiers sont des héros), il n’est pas non plus un leader (le président d’une entreprise est un leader ou bien il ne restera pas bien longtemps président). Le champion doit ménager son énergie physique et mentale avant de concourir et après sa performance. Bien entendu une victoire se célèbre mais le tout étant de savoir se remettre à pied d’œuvre.
Après la pression sociale le second effet délétère de l’euphorie du succès est de s’endormir sur ses lauriers. Vous aurez beau lutter pour rester humble un succès vous fera toujours un effet. L’effet euphorisant peut mener à la léthargie soit un sentiment de devoir accompli et donc de repos bien mérité. On en revient une fois de plus à l’entourage. Avoir la tête froide ne peut se faire que si vos aînés ont eux aussi su garder les pieds sur terre quand ils avaient votre âge. Autrement vous êtes certain de tomber dans tous les pièges du succès, vous êtes certain de vendre votre âme au diable, de trahir vos meilleurs alliés ainsi de suite.
L’entourage sera l’avenir du champion. Le héros et le leader doivent savoir régulièrement affronter la solitude mais bon je développerai l’euphorie du résultat de leur point de vue dans un autre article.
Bien entendu nous n’avons pas tous la même définition du succès ni la même mesure. Bref toi qui me lit. Es tu un champion, un leader ou un héros ? Les 3 à la fois? Non c’est impossible. Le héros risque sa vie, or laisser un champion risquer sa vie est une erreur monumentale. Pour être un héros il faut du courage. Pour être un champion il faut des capacités largement supérieures à la moyenne (donc être quelqu’un de rare par essence). Quant au leadership on y reviendra aussi dans ce même autre article.
Le rendez vous est pris, portez vous bien 😎